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Isola Bella: roman

Résumé
Un scénario à se casser la figure, mais Armen Godel réussit à imposer un style remarquable, ainsi qu'une vision du monde parfaitement cohérente dans l'absurde et le désespoir. L'histoire, à proprement parler, traîne en longueur comme la vie qui ne change pas pour celui qui a renoncé à comprendre (comprendre quoi ?), et ne vit que d'attente désabusée. Ballotté, dérivant d'un rôle à l'autre, d'une province lugubre à l'autre, Louis n'a pour surnager que sa passion et l'espoir qu'elle nourrit encore, paradoxalement : "Dès le départ déjà, le coeur n'y était qu'à moitié, sans cesse tourné en défiance, par impossibilité ou par peur de s'aimer."
Durée: 4h. 19min.
Édition: Yvonand, B. Campiche, 1994
Numéro du livre: 7485
ISBN: 9782882410528

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Durée : 3h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13650
Résumé:Il y a le vent du Nord. Venu de si loin et qui n'apporte pourtant aucune nouvelle Il y a Lucille, qui attend, embaumée dans sa robe nacrée Il y a le père Nodes, visiteur des morts qui, comme chaque visiteur, n'est là que de passage Il y a l'église au milieu du village et un dieu qui protège les fesses Il y a la mère. Femme d'humeur égale à qui rien ne peut arriver, puisqu'elle en a décidé ainsi Il y a le chocolat, qui rend gai et fait pousser les poils Il y a Saturne et Pluton. Frères séparés par des années-lumière et pourtant si proches Il y a le Saisonnier. Petit serviteur du temps, hélas à mi-temps Il y a les démangeaisons de cinq heures et les rires bêtes de quatre heures Il y a les cochons, mais surtout leurs jarrets, leurs groins et leurs côtelettes Il y a le petit Yapaklou, qu'on appelle comme on veut. Le plus souvent Bébé Il y a l'Assistant, qui sans son fouet, n'est plus grand chose Il y a les vieux-pancartes. Armée de moribonds inoxydables qu'il neige, vente ou pleuve Il y a les pluies liquides, cristallisées, évaporées, mais quotidiennes Il y a Lucille, qui attend, à l'abri de sa chrysalide en bois Et puis, il y a le cimetière.
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13725
Résumé:Lou est fille du fleuve. Quand elle était enfant, fascinée par ses eaux changeantes, elle venait se réfugier sur ses rives. Au seuil de l'âge adulte, elle y rencontre André, un vieil homme étrange, captivé par les bois que les flots ont façonnés. Ce roman raconte des histoires d'amour. Malgré la proximité de la mort, le lien profond qui unit Lou et André s'imposera, plus fort que la passion de Lou pour son fleuve, plus puissant que la sensualité partagée avec un garçon venu de nulle part. La nature est au centre de ce roman, le fleuve et la forêt comme un palais de soleil, les pierres que Lou collectionne, et les troncs qu'André sculpte. Une nature à laquelle ces deux êtres en rupture s'abandonnent et qui, peu à peu, les apaise. De ces pages s'élèvent, à travers la prose déliée d'Anne-Lise Thurler, une odeur d'humus, un parfum de limon et de résine de pins.
Lu par : Xavier Clément
Durée : 5h. 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 77858
Résumé:Dans un futur proche, très proche, où l’étranger n’a pas bonne presse, où des persécutions menacent, Robert Bloch-Laroche rencontre Camille, un soir de pluie d’été. Elle l’arrache à sa routine, et à ses fantômes. Les voilà partis. Ils descendent vers le Sud, mais d’autres destinations se profilent, elles ont trait au passé, et à quelques comptes à solder. Derrière Camille se profilent Barbara l’arrière-grand-mère, dont la fuite en 1942 est nimbée de secrets, Juliette, la grand-mère, née en 1943, et Muriel, la mère, née dans le climat de 1968. On devine aussi en aval une enfant, dont Camille n’a pas voulu s’occuper, rompant ainsi le fil. Toutes ces femmes ont vécu une expérience intime de la frontière, du côté de la Franche-Comté et du territoire de Belfort, pour accéder à la région si belle mais parfois tragique de l’Ajoie. À intervalles réguliers remontent des coupes historiques de la Suisse frontalière qui s’est nourrie des vagues d’immigration venues l’enrichir, sans qu’elle s’en rende forcément compte. Robert comme Camille sont héritiers de ces flux. Dès lors, leur rencontre n’est pas forcément un hasard.
Lu par : Madiana Roy
Durée : 5h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20459
Résumé:Vue du petit écran, la guerre fait écran aux émotions, aux sensations, à la torpeur vécues par les populations. Contée par un auteur tchadien et suisse, les mots ont suffisamment mûri dans sa chair et pris du recul, pour donner le frisson, donner envie de courir très vite, loin, très loin du théâtre du drame ourdi par les dictateurs et les vendeurs d'armes internationaux. Cependant on lit, même tétanisé, on lit. Car la plume de Nétonon Noël Ndjékéry est délicieuse, alerte, élégante, pleine d'humour et d'humanisme. La vie est là, habillée d'une once d'espoir, qui permet de poursuivre la route, au-delà du pire. Mots contre les maux, des nouvelles à lire et à faire lire ciselées dans l'art du récit et la majesté d'une écriture dont la justesse n'a d'égale que la justice, dont est éperdument épris l'auteur.
Lu par : Cécile Gavlak
Durée : 5h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 36249
Résumé:Elle s'appelle Gillian, elle est belle, elle a du succès, elle est aimée. Mais le début du livre renvoie toutes ces phrases au passé, y compris la première. Est-elle en effet encore Gillian au moment où débute le roman ? N'a-t-elle pas tout perdu, jusqu'au reflet d'elle-même ? Une nuit, au retour d'une soirée trop arrosée, après une dispute, Gillian et son mari Matthias, qui travaillent tous deux pour la télévision, ont un accident de voiture en heurtant un chevreuil sur une petite route qui traverse la forêt. Matthias, qui conduisait, meurt sur le coup. Gillian se réveille à l’hôpital et découvre qu'elle n'a plus de visage. Toute la belle façade s'écroule, tout ce qui faisait sa vie a disparu. Gillian doit subir plusieurs opérations de chirurgie plastique. Elle qui était toujours entourée, admirée, sollicitée, découvre la solitude et l’absence de vraie amitié. Même sa mère n'ose plus aller la voir. Pour Gillian, les jours deviennent des nuits. Après cette première partie, Peter Stamm fait un saut en arrière et raconte la rencontre entre Gillian et Herbert, un artiste qui peint des nus à partir de photos. Croisé sur un plateau de télévision, il finit, après quelques échanges de mails, par photographier et peindre Gillian nue dans son atelier. Ce sont en fait les photos de ce travail qui ont déclenché la dispute fatale avec Matthias. Ce dernier avait en effet découvert par hasard la pellicule dans un tiroir du bureau de Gillian et l'avait faite développer. Outre un fort sentiment de culpabilité, Gillian en retire l'idée que l'art peut tuer, mais aussi la conviction que sa vie n'était jusque-là qu'une simple mise en scène fondée sur les apparences. La troisième partie nous emmène sept ans plus tard. Herbert traverse une crise existentielle. Incapable de peindre depuis plusieurs années, il a finalement accepté un poste de professeur aux Beaux-Arts. Un jour, il reçoit l'invitation d'une fondation culturelle dans les montagnes de l'Engadine, qui lui donne carte blanche pour faire une exposition. Après de longues hésitations, il finit par accepter, d'autant plus que sa compagne, avec qui il a un petit garçon de sept ans maintenant, vient de le quitter. C'est là qu'il retrouve Gillian qui, après sa guérison, a fui le monde des médias et a trouvé un travail d'animatrice culturelle, loin de la ville et de ses attraits, dans le centre de loisirs qui jouxte la fondation. Peter Stamm est trop bon romancier pour confier cette rencontre au hasard : c'est en fait Gillian (qui se fait désormais appeler Jill) qui a convaincu le directeur du centre culturel d'inviter Hubert et de lui proposer de faire une exposition. Si tous les jours sont des nuits quand l'amour disparait, les nuits peuvent devenir des jours quand le bonheur d'être ensemble est là, pour reprendre les dernières lignes du sonnet de Shakespeare mis en exergue au début du livre. Mais Peter Stamm sait aussi éviter les pièges des réconciliations prématurées, c'est le prix de la liberté de ses personnages qui ne réagissent pas toujours comme on l'attend. Ici, la vie n'est pas un songe, elle est un jeu dont on doit maitriser les règles pour ne pas se faire rejeter. Mais dont on peut aussi rejeter les règles, si on en a le courage.
Lu par : Marcel Pahud
Durée : 11h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 5860
Résumé:Jacques Mercanton devient enseignant de français au Collège classique jusqu'en 1955, avant d'être appelé à la chaire de littérature française de l'université de Lausanne. Pendant cette période, il publie plusieurs romans, dont le premier, Thomas l'incrédule, reçoit le prix Rambert en 1943.
Durée : 4h. 4min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 260
Résumé:Transplantée dans un milieu nouveau où tout la déconcerte, une adolescente pose sur les gens et les choses son regard neuf... Cet inconnu qui partout la suit, sera-ce le Prince charmant traditionnel, et l'auteur va-t-il nous conter un juvénile roman d'amour ? Ce serait faire bon marché de cette soif qu'éprouve la jeunesse d'aller loyalement jusqu'au bout de l'aventure humaine.
Lu par : Irène Ballmer
Durée : 3h. 29min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 175
Résumé:Un couple de touristes français s'installe dans un chalet des montagnes suisses. L'épouse est fragile et, comme elle est enceinte, on pense que, avant l'accouchement, le repos, le silence, l'air pur et la vie champêtre lui feront du bien. Mais, tout d'un coup, en pleine solitude, c'est le drame; l'enfant naît prématurément. Et pas cet enfant désiré, façonné par un amour partagé... un être difforme, innommable : une injure à la nature décente ! Que faire ? Supprimer le petit monstre et tout recommencer ? Ce n'est hélas ! pas si facile; dans l'attente d'un autre enfant, ne cesserait-on pas de se poser des questions ? Et au travers des caresses, dans la lumière du regard, ne verrait-on pas sourdre à jamais une menace ou un remords ? De plus qui a le droit d'effacer une vie ? Les parents... la sage-femme... le médecin...
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14174
Résumé:Alors qu'il est à Paris pour un concert, Aldo Neri, violoniste virtuose, reçoit à son hôtel une enveloppe. Un certain Docteur Rey, psychiatre et psychanalyste, lui transmet une liasse de feuillets manuscrits, rédigés par sa mère, Anna, pendant son analyse. Ces notes couchées sur papier au hasard des souvenirs, parfois hagardes, détiennent-elles la clé du suicide de sa mère dans une chambre d'hôtel sordide de Berlin, cinq ans auparavant ? Pourquoi Berlin ? Rongé par la curiosité, terrifié, aussi, par ce qu'il pourrait découvrir, Aldo se lance dans une lecture compulsive de ces notes, malgré les mises en garde de Rose, son épouse qui est aussi sa luthière.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 4h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14504
Résumé:Anne-Catherine, qui appartient à la haute société genevoise, vient de se séparer de son mari, et elle demande à Guido Gianotti, professeur d'histoire de l'art à la retraite, une estimation pour un tableau dont elle veut se débarrasser. Ce tableau s'avère être un couvercle, un objet rarissime de la Renaissance florentine. A travers les rebondissements de l'enquête qui permettra de découvrir à quelle oeuvre le couvercle était destiné, se dessine dans 'L'Imprévisible' le portrait d'un homme qui ne s'est jamais remis de la perte de son père, advenue dans des conditions dramatiques lorsqu'il avait onze ans, et qui tente de renouer avec son propre fil...
Durée : 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13562
Résumé:Metin Arditi imagine qu'avant de se suicider, Vincent (Van Gogh) a écrit à son frère Théo une dernière lettre... Il propose ainsi une interprétation de la vie de l'artiste dans laquelle le sort de Vincent apparaît comme la métaphore de son art avec, telle une figure de proue, celle du père méprisant, symbole de la société contemporaine qui méconnut le peintre.
Lu par : Serge Cantero
Durée : 1h. 43min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 35145
Résumé:La force de la vision, c’est ce que l’on retient d’emblée des Fables de la joie, troisième ouvrage de Stéphane Blok. Le conte démarre à la façon des récits post-apocalyptiques: un homme se décide à sortir du lieu où il se trouve, un tunnel, une sorte de cavité, dont il parvient à défoncer la porte avec une barre métallique. On imagine un accident de la route. Mais le paysage que le personnage découvre une fois à l’air libre change la donne. Dans un brouillard épais se déploie un paysage entièrement blanc, recouvert d’une couche de poussière blanche qui s’avérera être de la suie, «aucune trace de vie, aucun arbre, aucune herbe, aucune couleur, rien». [Source : Le Temps]